États-Unis : la nouvelle diplomatie de Biden au Proche-Orient

Aussitôt après son investiture, le 46ᵉ président des États-Unis s’est donné comme tâche, la relecture et l’abrogation des décrets signés par son prédécesseur. En effet, plusieurs des mesures prises par Trump sont contraires à la législation en vigueur. Il est donc urgent de revoir les relations diplomatiques surtout sur le plan politique.  Le Proche-Orient est d’ailleurs la première ligne visée.

L’accord sur les nucléaires iranien et la vente d’armes : corriger les erreurs de l’administration Trump

Suite au retrait de Washington en 2018 de l’accord du nucléaire iranien, Joe Biden œuvre à repositionner l’Amérique et à lui accorder tout le crédit en matière de gestion. Antony Blinken n’a pas manqué de rappeler que : "le président Biden a dit très clairement que si l'Iran respecte à nouveau pleinement ses engagements" émis dans l'accord de 2015, "les États-Unis en feront autant. L'Iran a cessé de respecter ses engagements sur plusieurs fronts", a-t-il précisé. Il continua sans doute en donnant son avis sur les décision de l’iran et les conséquences que cette dernières pourraient avoir. 

Bien que cela soit encore à réexaminer, l’Iran acclame l’administration Biden et la venue d’Anthony Blinken en rangeant Trump et Pompeo dans les annales de l’histoire non écrite. Il est vrai qu’Anthony n’était réellement pas claire dans son propos mais le fait que l’on "suspende temporairement certains transferts et ventes en cours de matériel de défense américain", est une mesure salutaire vis -à-vis de l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Fin du soutien Américain au Yémen

Le nouveau secrétaire d’État n’est pas en marge des évènements récents relatifs aux conflits entre le Yémen et les Houthis. Antony Blinken promet de mettre fin à l’aide américaine sur la coalition formée par l’Arabie Saoudite et les Emirates pour soutenir le Yémen. C’est une décision qui émane de mûre réflexion lorsqu’on se réfère aux accusations lancées à leur endroit.

En faisant état des raisons de cette décision, le secrétaire rappelle que l’Amérique a "contribué à ce que l'on considère souvent comme la pire crise humanitaire au monde actuellement". Et, toujours dans le but de rétablir les relations diplomatiques dans les normes, la nouvelle administration assure retirer les Houthis de façon urgente, de la liste des organisations terroristes.